Le nombre de jours travaillés en 2026 pour un salarié en 35 heures s’établit à 227 jours après déduction des congés payés. Ce chiffre repose sur un calendrier de 365 jours, dont 252 jours ouvrés, 9 jours fériés tombant en semaine et 25 jours de congés payés légaux. Détailler le calcul permet de vérifier un bulletin de paie, d’estimer un taux journalier moyen ou de planifier les absences sur l’année.
Calcul détaillé du nombre de jours travaillés en 2026 pour un salarié à 35 heures
La méthode part des 365 jours calendaires de l’année. On retire d’abord les samedis et dimanches, puis les jours fériés légaux qui tombent en semaine, et enfin les congés payés.
| Étape | Décompte | Résultat |
|---|---|---|
| Jours calendaires 2026 | – | 365 |
| Samedis et dimanches retirés | 365 – 104 | 261 |
| Jours fériés en semaine retirés | 261 – 9 | 252 jours ouvrés |
| Congés payés légaux (5 semaines) | 252 – 25 | 227 jours travaillés |
Sur les 11 jours fériés légaux, seuls 9 tombent en semaine en 2026. L’Assomption (samedi 15 août) et la Toussaint (dimanche 1er novembre) tombent le week-end, ce qui ne réduit pas le compte de jours ouvrés.

Jours ouvrés 2026 mois par mois : repérer les écarts de charge
Tous les mois ne pèsent pas le même poids en jours travaillés. L’écart entre le mois le plus court et le plus long atteint plusieurs jours, ce qui a un impact direct sur la charge de travail mensuelle et sur le calcul de la paie au prorata.
| Mois | Jours ouvrés | Jours fériés en semaine |
|---|---|---|
| Janvier | 21 | 1 (Jour de l’An) |
| Février | 20 | 0 |
| Mars | 22 | 0 |
| Avril | 21 | 1 (Lundi de Pâques) |
| Mai | 17 | 3 (Fête du Travail, Victoire 1945, Ascension) |
| Juin | 22 | 1 (Lundi de Pentecôte) |
| Juillet | 22 | 1 (Fête nationale) |
| Août | 21 | 0 (Assomption un samedi) |
| Septembre | 22 | 0 |
| Octobre | 22 | 0 (Toussaint un dimanche) |
| Novembre | 20 | 1 (Armistice) |
| Décembre | 22 | 1 (Noël) |
| Total | 252 | 9 |
Mai 2026 est le mois le plus court avec 17 jours ouvrés. Trois jours fériés tombent en semaine, ce qui concentre les ponts potentiels. Pour la paie, un mois à 17 jours ouvrés représente une base de calcul sensiblement différente d’un mois à 22 jours.
Les mois les plus longs (mars, juin, juillet, septembre, octobre, décembre) comptent chacun 22 jours ouvrés. Six mois sur douze partagent ce maximum, ce qui rend le second semestre globalement plus dense en jours travaillés que le premier.
Lundi de Pentecôte et jours fériés : ce qui change selon l’accord d’entreprise
Le calcul de 227 jours suppose que les 9 jours fériés en semaine sont tous chômés. La réalité varie d’une entreprise à l’autre, en particulier pour le lundi de Pentecôte.
Selon l’organisation retenue, le lundi de Pentecôte peut être chômé, travaillé au titre de la journée de solidarité, ou compensé par un jour de RTT. Le décompte final de jours travaillés oscille donc entre 227 et 228 selon l’accord collectif applicable.
- Si le lundi de Pentecôte est chômé et payé : le total reste à 227 jours travaillés
- S’il est travaillé (journée de solidarité non compensée) : le total passe à 228 jours
- S’il est chômé mais imputé sur un jour de RTT : le total reste à 227, mais le compteur RTT diminue d’une unité
Avant de valider un planning annuel, vérifier la convention collective ou l’accord d’entreprise sur ce point précis évite un décalage d’un jour sur l’ensemble du calcul.
Alsace-Moselle : deux jours fériés supplémentaires en 2026
Les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle bénéficient de deux jours fériés locaux en plus des 11 nationaux : le Vendredi saint et la Saint-Étienne (26 décembre). Ce régime local, issu du droit concordataire, modifie le décompte pour les salariés concernés.
Si ces deux jours tombent en semaine en 2026, le total de jours ouvrés descend à 250 et celui de jours travaillés à 225 (après déduction des congés payés). Cette différence de deux jours est souvent absente des calculateurs en ligne qui se limitent au calendrier national.
Pour un employeur ayant des sites en Alsace-Moselle et dans le reste de la France, l’écart de deux jours travaillés par an se répercute sur le calcul du coût journalier moyen et sur les compteurs d’absences comparés entre établissements.
Forfait jours 2026 : le calcul des jours de repos
Le forfait annuel de 218 jours obéit à une autre logique. Le nombre de jours de repos se déduit en partant des 252 jours ouvrés, auxquels on retranche le forfait et les congés payés.
252 jours ouvrés – 218 jours du forfait – 25 jours de congés payés = 9 jours de repos pour un cadre au forfait jours en 2026.
Ce chiffre fluctue chaque année selon le positionnement des jours fériés. En 2026, 9 jours de repos constituent un volume moyen. La négociation de ces jours (placement libre ou imposé par l’employeur) dépend de l’accord collectif.
- Le forfait jours ne se calcule pas en heures : la durée hebdomadaire de 35 heures ne s’applique pas
- Les 9 jours de repos s’ajoutent aux 25 jours de congés payés, soit 34 jours d’absence rémunérés au total
- Un forfait réduit (par exemple 200 jours) augmente mécaniquement le nombre de jours de repos

Le chiffre de 227 jours travaillés pour un salarié à 35 heures en 2026 constitue une base de référence nationale. Il passe à 225 en Alsace-Moselle et peut varier d’un jour selon le traitement du lundi de Pentecôte. Pour un cadre au forfait 218 jours, le calendrier 2026 génère 9 jours de repos. Vérifier l’accord d’entreprise reste le seul moyen de confirmer le décompte exact applicable à chaque situation.

