Vous cherchez une agence GEO pour apparaître dans les réponses de ChatGPT, Perplexity ou Gemini. Astrak revient souvent dans les résultats. Leur page de présentation promet de faire de votre marque une source citée par les IA. Plusieurs zones grises dans la prestation méritent pourtant un examen attentif.
Ce que Google dit du GEO (et qu’Astrak ne met pas en avant)
En août 2026, Google a publié un guide officiel sur l’optimisation pour ses fonctionnalités d’IA générative. La conclusion tient en une phrase : optimiser pour l’IA, c’est faire du SEO.
Le guide va plus loin. Il liste des tactiques présentées comme spécifiques au GEO qui, selon Google, n’apportent aucun avantage sur ses surfaces d’IA : fichiers llms.txt, découpage systématique des contenus en micro-blocs, réécriture spécifique pour les IA, chasse aux mentions artificielles. Google précise que les contenus doivent rester originaux, utiles et non homogénéisés.
Quand vous consultez la page d’Astrak dédiée au GEO, vous trouvez un discours centré sur les signaux d’autorité, les contenus structurés pour les IA et les mentions. Le vocabulaire est calibré pour donner l’impression d’une discipline à part. La documentation officielle de Google dit le contraire.

Prestations GEO d’Astrak : où commence le SEO classique, où finit le GEO
Astrak affiche une offre combinée SEO et GEO. Un point rarement examiné : quelle part de la prestation GEO est réellement distincte du travail SEO déjà facturé ?
Un audit technique, de la création de contenu de qualité, du netlinking, de la structuration sémantique : tout cela relève du référencement naturel depuis des années. Le fait de rebaptiser ces actions sous l’étiquette GEO ne change pas leur nature.
Les retours d’expérience publiés en 2026 montrent que, pour Google, le GEO est avant tout une discipline de mesure et de structuration de contenu. Les checklists terrain insistent sur des éléments très concrets :
- Une question par section, avec la réponse dans les deux premières phrases du paragraphe
- Des dates et unités explicites dans les phrases susceptibles d’être citées par une IA
- Un suivi des citations IA et une attribution dans les formulaires de conversion
Ces éléments relèvent du bon sens éditorial et du tracking. Peu d’agences, Astrak comprise, détaillent ces micro-pratiques dans leur discours commercial. Elles préfèrent parler de « stratégie d’influence GEO » ou de « consensus que l’IA recommande », des formulations plus vendeuses mais moins vérifiables.
Preuves de citations IA : le point aveugle du marché GEO en France
Vous avez déjà remarqué que les agences GEO montrent rarement des captures de réponses IA citant leurs clients ? Plusieurs comparatifs publiés en 2026 relèvent le même constat : aucune des agences comparées ne montre une preuve vérifiable de citation par une IA.
Astrak affiche des logos clients sur sa page GEO. Des noms de marques, pas des résultats. Pas de capture d’écran d’une réponse ChatGPT ou Perplexity citant un client. Pas de données avant/après sur la visibilité dans les moteurs génératifs.
Ce n’est pas un reproche propre à Astrak. C’est un problème structurel du marché. Mais quand une agence facture une prestation GEO comme un service distinct, l’absence de preuve mesurable pose une question légitime sur la valeur ajoutée réelle.
Ce que vous pouvez demander avant de signer
Avant de vous engager avec n’importe quelle agence GEO, exigez des réponses précises :
- Quel outil de suivi est utilisé pour mesurer les citations IA de votre marque, et à quelle fréquence les rapports sont-ils fournis ?
- Quels contenus ou actions spécifiques au GEO ne font pas déjà partie d’une prestation SEO classique ?
- Existe-t-il un cas client documenté avec des données de visibilité IA avant et après l’accompagnement ?
Une agence qui ne peut pas répondre à ces trois questions vend une promesse, pas un service mesurable.
Tarifs GEO et budget réel : ce qui est affiché et ce qui ne l’est pas
Astrak affiche un seuil minimum de 2 000 euros par mois. Ce tarif couvre un accompagnement SEO et GEO combiné, destiné aux éditeurs SaaS B2B. La ventilation entre les deux volets n’est pas publique.
Sur le marché français, les tarifs GEO varient fortement. Certains consultants indépendants proposent des audits à partir de quelques centaines d’euros. D’autres agences facturent le GEO comme une prestation séparée du SEO, ce qui revient parfois à payer deux fois pour des actions qui se recoupent largement.
Le piège le plus fréquent : accepter un forfait mensuel GEO sans avoir vérifié ce qu’il contient de différent par rapport au SEO. Si la prestation GEO consiste à optimiser vos contenus, renforcer votre autorité de domaine et obtenir des mentions, vous payez du SEO sous un autre nom.

Visibilité multi-moteurs IA : une promesse difficile à tenir
Astrak mentionne ChatGPT, Perplexity et Gemini. Chaque moteur génératif fonctionne différemment. ChatGPT s’appuie sur Bing et sur ses propres données d’entraînement. Perplexity indexe le web en temps réel. Gemini puise dans l’écosystème Google.
Optimiser pour un moteur IA ne garantit pas la visibilité sur un autre. Les sources citées varient selon le modèle, la requête et le moment. Une stratégie qui fonctionne sur Perplexity peut n’avoir aucun effet sur Claude ou Gemini.
Cette réalité technique rend les promesses de visibilité « multi-moteurs IA » fragiles. Aucune agence ne contrôle les algorithmes de sélection de sources des LLM. Ce qui fonctionne, en revanche, c’est un travail de fond sur la qualité éditoriale, l’autorité du domaine et la structuration des contenus, autrement dit les fondamentaux du SEO appliqués avec rigueur.
Le GEO tel qu’il est vendu aujourd’hui repose sur une asymétrie d’information entre l’agence et le client. La documentation officielle de Google, les retours terrain et l’absence de preuves vérifiables sur le marché français pointent tous dans la même direction. Demandez des livrables mesurables, une ventilation claire entre SEO et GEO, et des cas documentés avant de vous engager.

