Entreprendre en Angleterre : toutes les démarches essentielles
L’Angleterre, patrie de Shakespeare et du Big Ben, est également un véritable eldorado pour les entrepreneurs. Son économie robuste, sa fiscalité avantageuse et son dynamisme entrepreneurial font du Royaume-Uni une destination de choix pour la création d’entreprise. À travers cet article, nous allons vous guider dans les différentes étapes de la mise en place de votre entreprise outre-Manche. Que vous souhaitiez lancer une limited company, une société limited ou une société responsabilite limitée, nous vous aidons à y voir plus clair.
Choisir le type de société adéquat
Avant de vous lancer dans la création de votre entreprise, il est essentiel de bien définir le type de société qui correspond le mieux à votre projet. En Angleterre, deux principales formes d’entreprises s’offrent à vous : la Limited Company (Ltd) et le Sole Trader.
La Limited Company, ou société à responsabilité limitée, est la forme d’entreprise la plus répandue au Royaume-Uni. Elle a pour particularité d’avoir son propre statut juridique, distinct de celui des associés. Ainsi, en cas de faillite, seuls les apports en capital sont engagés. Le capital social minimum est d’un livre sterling.
Le Sole Trader, quant à lui, est l’équivalent du statut d’auto-entrepreneur en France. L’entrepreneur et l’entreprise sont une seule et même entité juridique. Cette forme juridique est simple à mettre en place et offre beaucoup de flexibilité.
S’enregistrer auprès de la Companies House
Une fois le type de société déterminé, l’étape suivante consiste à enregistrer votre entreprise auprès de la Companies House, l’équivalent anglais du Registre du Commerce et des Sociétés. Pour cela, vous devrez fournir des informations telles que le nom de la société, l’adresse du siège social, la nature de l’activité, les détails concernant les directeurs et les actionnaires, etc. L’enregistrement peut se faire en ligne ou par courrier, et coûte généralement une cinquantaine de livres sterling.
Comprendre la fiscalité des entreprises en Angleterre
La fiscalité est un aspect crucial à prendre en compte lors de l’implantation de votre entreprise en Angleterre. Le système fiscal britannique se distingue du système français par sa simplicité et sa compétitivité.
La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) au Royaume-Uni est actuellement de 20%, mais certains produits ou services bénéficient d’un taux réduit ou sont exemptés de TVA. Il est important de noter qu’il existe un seuil de chiffre d’affaires à partir duquel l’enregistrement à la TVA devient obligatoire.
L’impôt sur les sociétés est un autre élément à prendre en compte. Il est fixé à 19% du bénéfice imposable, ce qui est significativement plus faible que le taux français, qui s’élève à 28% pour les PME.
Obtenir un visa pour entreprendre en Angleterre
Pour les entrepreneurs non résidents au Royaume-Uni, l’obtention d’un visa est une étape incontournable. Plusieurs types de visas sont disponibles, parmi lesquels le visa « Entrepreneur », conçu spécifiquement pour ceux qui souhaitent créer une entreprise en Angleterre. Ce visa requiert un investissement minimum de £200,000 et une bonne maîtrise de l’anglais.
Voilà, vous avez désormais toutes les cartes en main pour entreprendre en Angleterre. Il est temps de franchir le pas et d’offrir un nouveau chapitre à votre vie d’entrepreneur. L’Angleterre vous ouvre ses bras et son marché dynamique pour vous permettre de réaliser vos ambitions. Bonne chance dans cette nouvelle aventure !
Obligations opérationnelles et protection de l’activité
Après l’immatriculation, la vraie responsabilité commence : il est crucial d’anticiper la tenue de livres et le reporting financier pour rester en conformité avec les exigences comptables et fiscales. Mettez en place des procédures de comptabilité rigoureuses (journal, grand livre, rapprochements bancaires) et planifiez des contrôles réguliers — notamment un audit externe si la taille ou la structure le nécessite — afin de sécuriser les flux de trésorerie et d’optimiser la trésorerie opérationnelle. N’oubliez pas les obligations liées à la paie et au prélèvement à la source, ainsi que l’obligation de conservation des pièces justificatives. La gouvernance interne (réunions de direction, procès-verbaux, répartition des pouvoirs) doit aussi être formalisée pour limiter les risques de litiges entre associés.
Parallèlement, protégez votre actif immatériel et contractuel : dépôt d’œuvres et mécanismes de protection pour la propriété intellectuelle, clauses de confidentialité, contrats cadre et conditions générales de vente claires, et vigilance lors de la signature d’un bail commercial ou d’accords de distribution. Pensez également à l’assurance responsabilité civile professionnelle et à la gestion des risques liés à la chaîne d’approvisionnement. Pour toute démarche de due diligence préalable à une levée de fonds ou à une opération de croissance externe, ou simplement pour poser une question juridique sur un contrat, une licence ou une cession de droits, il est recommandé de solliciter un conseil spécialisé afin d’éviter les écueils réglementaires et contractuels. Ces mesures préventives favorisent la pérennité de l’entreprise et renforcent sa crédibilité auprès des partenaires et investisseurs.

